Blida, tu es loin de moi, très loin de moi, Et moi, je suis là, très loin de toi, Dans tes rues, je n' ai ni usé mes souliers, dans tes écoles, je n' ai pas usé mes cahiers.
Je n' ai pas vu chaque saison s' épanouir, dans ma tête, je n' ai aucun souvenir. j' y suis née point final,envolée à tout jamais, Dans mon album, pas une photo, ni de toi, ni de moi, Peut- être, suis je partie trop tôt! Folie que ce départ, sans mot dire, Ila fallait tout quitter, partir, Meubles, argent biens, maison, tout abanconner, Une valise à la main, simplement se sauver, Monter dans ce bateau ou devenir Algérien, Ma famille a décidé de notre destin. Ce bateau, nous emmena vers des erres inconnues, Loin de notre pays qu' on a jamais revu La moitié de nous tous, s' installait à Marseille, Elle ne supportait pas de plus voir le soleil L' accent" pied noir" cet accent prétentieux Ils l' ont entretenu et gardé en eux. Nous l' autre moitié, on est allé jusqu' en Moselle, pensant que notre vie allait être plus belle Depuis ce jour, 12 juillet 62 On vit ici, on vit au mieux, dans notre coeur, le soleil brille toujours, La chaleur, le partage, et surtout l' amour.
Moi, la petite Algéroise de Blida, On me dit t'es ici, mais tu es de là bas, Et moi, je reponds souvent à tous ces gens Pour savoir où je vais, faut savoir d' où je viens!
Mon pays c' est la France, celle de l' indépendance! FR.

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